Facebook a commencé à produire plusieurs émissions, séries et jeux télévisés, pour diffusion sur le réseau social. La plateforme auprès de deux milliards d’utilisateurs mensuels travaille à ce projet avec « un petit groupe de partenaires et créateurs », a indiqué Nick Grudin, vice-président des partenariats médias de Facebook, dans une déclaration transmise à l’AFP. Ces partenaires « expérimentent des programmes sur lesquels vous pouvez bâtir une communauté, du sport à la comédie en passant par la télé-réalité et le jeu télévisé », selon Facebook. En l’état, la conception de ces programmes est financée directement par Facebook, « mais au fil du temps, nous voulons aider beaucoup de créateurs à faire des vidéos financées par un système de partage des revenus comme Ad Break », logiciel qui permet d’insérer de la publicité dans des contenus diffusés en direct sur le réseau social. Interrogé sur l’identité de ces partenaires, Facebook n’a pas donné suite. Selon le Wall Street Journal, des émissaires du réseau social rencontreraient actuellement des dirigeants de studios d’Hollywood et d’agences de représentations d’acteurs et de créatifs de la télévision et du cinéma. Toujours selon le quotidien économique, Facebook serait prêt à mettre sur la table jusqu’à trois millions de dollars par épisode produit, soit le budget d’un programme haut de gamme pour la télévision câblée aux Etats-Unis. Le groupe prévoit ainsi de mettre en ligne les premiers programmes à la fin de l’été.  Netflix, Amazon, ainsi que la plateforme de télévision en ligne Hulu (société commune de Disney, Comcast, 21st Century Fox et Time Warner), se sont résolument engagés dans cette voie, suivis, plus récemment, par YouTube et Apple, à une échelle plus modeste.

Quantcast, société spécialisée dans la publicité programmatique et la mesure d’audience sur internet, vient de réaliser avec Iligo une étude auprès des annonceurs et agences médias français afin de connaitre le type de data qu’ils plébiscitent et son utilisation. Sans réelle surprise, 65% des personnes interrogées plébiscitent la « first party data », c’est-à-dire celle qui appartient à l’annonceur pour son exploitation dans le cadre de campagnes de publicité digitale, la « third party data » (achetée à un fournisseur de données) figurant tout de même à la seconde place à hauteur de 45%, devançant la DMP (22%). Dans ce cadre, l’étude pointe que 56% des sondés estiment que les « first party » sont de bonne qualité, voire de très bonne qualité, quand 39% des données des DMP utilisées sont également de qualité, devançant cette fois les « third party » (34%). De même, la data « contextuelle » telle que la géocalisation (84%) révèle toute son importance pour les personnes interrogées devant les données comportementales (71%) ou encore les données psychographiques-centres d’intérêt (67%), les données socio-démographiques (63) et les données économiques (57%). Mais pourquoi ces données data sont-elles aussi largement utilisées ? Selon Quantcast et iligo, c’est pour une meilleur connaissance des clients qui arrive en tête, à 61%, devant celle des prospects (49%) la vision du ROI et des insights comportementaux pour affiner la stratégie marketing, ex-aequo à 39%. Toutefois, les personnes sondées affirment à 49% que les données ne sont pas assez exploitées alors que plus d’un tiers (35%) pense le contraire. A 3 ans, tout de même, l’échantillon table à 84% sur une amélioration de la qualité de la data, en se disant néanmoins seulement 45% à être prêts à payer plus cher pour une data plus précise.